L’usage BIM le plus cité et le mieux compris des acteurs de projets d’infrastructure est la gestion des interfaces. Celles liées à l’environnement sont souvent négligées. La taille des opérations de construction d’infrastructures et l’allotissement métier qui en découle sont des facteurs de complexité. 


Comment réussir la contextualisation d’un projet d’Infra ?


Il en devient d’autant plus primordial d’acquérir correctement l’environnement et de le retranscrire dans un modèle exploitable pour y ancrer le projet d’infrastructure dans son milieu naturel et humain. Pour Alexandre GUEBEY (diadès), une acquisition de données fiable est une des clés de la réussite. « En plus des outils et méthodes classiques d’acquisition et de traitement employés au quotidien, il est désormais possible de compléter ces données avec celles acquises par de nouveaux outils qui embarquent de multiples capteurs, comme ceux que nous développons ». Ces capteurs offrent ainsi une meilleure connaissance des milieux confinés, des zones normalement inaccessibles et des désordres non visibles par l’humain. Leur emploi nous rend un peu moins aveugles.


BIM et exploitation des données captées en réel


La donnée captée sur le terrain n’est que partiellement exploitable dans les modèles BIM. Une étape de valorisation de l’information est à réaliser : classement, vectorisation, analyse. L’enjeu sous-jacent : la retranscription d’un modèle de données compris et utilisable de tous. Les modèles de sol par exemple, sont constitués de données mesurées, de formes géométriques complexes et d’interprétations des ingénieurs. Leur exploitation en BIM est toujours laborieuse, surtout lorsqu’il s’agit de transférer des modèles entre logiciels. Pour Gilles Chapron (terrasol) et Norane Hassan (als), c’est ce qui a renforcé l’intérêt de setec pour le groupe de travail MINnD sur la constitution des IFC Géotechnique. « Nous sommes fortement impliqué dans MINnD et apportons notre expertise pour faire évoluer les IFC, les usages BIM et les pratiques de nos métiers. C’est très motivant ». 


Les lumières du BIM


Travailler avec des méthodes BIM, c’est prendre des décisions éclairées sur la base d’un socle dans lequel l’équipe projet a confiance. C’est concevoir directement dans le jumeau numérique de l’environnement. Cette dimension est encore plus vraie lorsque le projet porte sur une infrastructure sous exploitation (routes, autoroutes et voies ferrées) ou présentant des interfaces très fortes avec l’environnement. Gilles Chapron et Nicolas Horsin (tpi) ont mis en œuvre la gestion des interfaces sol-ouvrage ce qui a permis d’améliorer la compréhension des problématiques à valider des solutions constructives. « Avec l’intégration du projet dans le temps et dans l’environnement, mes équipes ont validé la faisabilité de travaux sous circulation » confie Hélène Maugueret (ferroviaire). Victor Morel (international) et Denis Le Roux (als) approuvent également : « Dans la plupart de nos études, le site existant et les contraintes qui y sont liées nous conduisent à mettre en œuvre des géométries routières complexes. La vérification en temps réel BIM<>Environnement devenue incontournable. » 


IBO21 sera l’occasion de partager bonnes pratiques et retours d’expérience entre acteurs de la conception et de la construction : venez échanger avec les experts de diadès, setec als, setec ferroviaire, setec tpi, setec international et terrasol sur l’intégration en BIM des infrastructures dans leur environnement ! Rendez-vous à Lyon du 30 août au 1er septembre 2021.
 

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